L’insaisissable Joseph Arthur, hédoniste musical et rêveur

Il parait que l’âge d’or de la musique à New York est révolu. Que les pépites se trouvent plutôt sur la côte Ouest, que Los Angeles est la nouvelle capitale de l’industrie musicale américaine (peut-être avec San Francisco). New York bouge encore, et engendre encore de talentueux musiciens. Prenez celui-là : .

En 1996, Joseph Arthur passe une audition au , un club de NoHo. Devant lui, . Dans le public, . Seul sur scène ou en groupe, Joseph Arthur est un frontman talentueux. Il utilise souvent l’auto-sampling pour s’accompagner seul. L’auto-sampling consiste à enregistrer en live une partie que le musicien joue en boucle à sa guise.

En 2002 il publie l’une de ses chansons qui obtiendra le plus de succès, In the sun. La chanson semble partir sur un ton léger et les arrangements, le titre, les premiers accords laissent présager un ton léger. Mais…

I picture you in the sun wondering what went wrong
And falling down on your knees asking for sympathy
And being caught in between all you wish for and all you seen
And trying to find anything you can feel that you can believe in

Et il s’agit de cela. Un folk acide, une tension quasi-permanente, une folie latente.

Le Fez est le bon décor pour cela. Fermé en 2005, il a accueilli quelques uns des plus éminents artistes du renouveau rock New Yorkais des années 90 et 2000. Joseph Arthur, donc, mais aussi , Amos Lee, les Spin Doctors, Lloyd Cole (New Yorkais d’adoption), Loudon, Martha, Sloan et Rufus Wainwright (si, si, Rufus a son importance à NYC…), Madeleine Peyroux, Norah Jones, Regina Spektor ou encore les Scissor Sisters. Joan As Policewoman est une régulière des concerts de Joseph Arthur.

Ses concerts sont aussi imprévisibles que lui. Il peut peindre une toile sur scène au milieu d’un morceau. Hurler ou chuchoter. Battre la mesure avec sa godille ou en claquant des doigts. On sent l’âme torturée d’un artiste qui ne cède à aucun compromis.

Il garde un respect immodéré pour Lou Reed, et il lui a d’ailleurs consacré un album de reprises ultra sobre, intitulé simplement Lou. Guitare, piano, voix, et des reprises de titres rares comme Sword of damocles, Magic and loss ou Wild child.

Joseph Arthur

Il était tout naturel qu’il participe à la commémoration du 75ème anniversaire de Lou Reed, le 2 mars dernier à . Je vous conseille d’ailleurs de suivre l’Instagram de Joseph Arthur

Celebrating Lou tonight!

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